■ jeu Agriculture
Canada
Research Direction générale
Branch de la recherche
Bulletin technique 1 986-7F
Culture du sarrasin
Sur la couverture, les points sur la carte indiquent
les établissements de recherche d'Agriculture Canada.
CENT ANS DE PROGRÈS
En 1986, la Direction générale de la recherche d'Agriculture Canada célèbre ses cent ans d'exis-
tence.
C'est, en effet, le 2 juin 1 886 que la loi appelée Acte des stations agronomiques reçut la sanction
royale. De son adoption découla la mise sur pied des cinq premières fermes expérimentales situées
à: Nappan, en Nouvelle-Ecosse; Ottawa, en Ontario; Brandon, au Manitoba; Indian Head, en Sas-
katchewan (alors englobée dans les Territoires du Nord-Ouest); et Agassiz, en Colombie-Britan-
nique. C'étaient là les débuts du réseau actuel de plus de quarante établissements de recherches
disséminés entre St-John, à Terre-Neuve, et Saanichton, en Colombie-Britannique.
Les premières stations agronomiques avaient été fondées pour desservir la communauté des agri-
culteurs et venir en aide au secteur agricole canadien encore débutant. De nos jours, la Direction
générale de la recherche poursuit la même tâche en travaillant aux découvertes technologiques
dont dépendent le développement et le maintien d'un secteur agro-alimentaire compétitif.
Les programmes de recherches s'intéressent surtout aux modes d'exploitation du sol, à la produc-
tion animale et végétale, à la protection des richesses naturelles et à leur gestion, aux
biotechnologies et enfin à la transformation et à la qualité des aliments.
Culture du sarrasin
C.G. CAMPBELL et G.H. GUBBELS
Station de recherches, Agriculture Canada
Morden, Manitoba
Direction générale de la recherche
Agriculture Canada
1986
On peut obtenir des exemplaires de cette publication de:
Station de recherches
Direction générale de la recherche
Agriculture Canada
B. P. 3001
Morden, Manitoba
ROG 1J0
Production du Service aux programmes de recherche
© Ministre des Approvisionnements et Services Canada 1 986
N°decat.A54-8/1986-7F
ISBN 0-662-14789-8
Also available in English under the title Growing buckwheat
La culture du sarrasin
C.G. Campbell et G. H. Gubbels
Station de recherches, Morden (Man.)
Introduction
Le sarrasin est devenu une culture spéciale importante au Canada. En
effet, les superficies ensemencées ont atteint en moyenne près de 46 377 ha
chaque année au cours de la dernière décennie. Le Manitoba est le plus grand
producteur de sarrasin au Canada avec une moyenne de 37 635 ha sur une période
de 10 ans.
Même si le sarrasin n'est pas une céréale vraie, on la classe généralement
dans cette catégorie, car la façon d'en traiter la récolte et le grain
s'apparente à celle des céréales.
Dans la présente publication, il sera question du sarrasin commun,
Fagopyrum esculentum Moench. Une espèce voisine, le sarrasin ou renouée de
Tartarie, F. tataricum (L.) L.J. Gaertn. , cultivé dans l'est du Canada, est
considérée comme une mauvaise herbe dans l'Ouest. La renouée liseron,
Polygonum convolvulus L., mauvaise herbe répandue, s'apparente un peu moins au
sarrasin. Ces espèces ne s'hybrident pas avec le sarrasin commun.
On cultive le sarrasin surtout pour sa graine utilisée dans l'alimentation
humaine. Il peut également servir d'engrais vert, de culture nettoyante pour
éliminer les mauvaises herbes et de source de miel. Les deux tiers environ du
sarrasin canadien sont exportés et le Japon est notre principal client. Les
Japonais en font une farine qui entre dans la fabrication de nouilles et ils
se servent de l'enveloppe de la graine pour remplir les oreillers.
La plante
Le sarrasin est une plante annuelle à grandes feuilles, dressée, qui n'a
qu'une seule tige à plusieurs ramifications. De sa racine pivotante peu
profonde partent plusieurs racines latérales secondaires. Son système
radiculaire est moins développé que celui des vraies céréales. Sa surface
foliaire étendue et son système radiculaire limité rendent le sarrasin
d'autant plus sensible au flétrissement en période de sécheresse.
La tige est généralement lisse, cannelée, succulente et creuse. Elle va
du vert au rouge et brunit à l'approche de la maturité. Les feuilles vert
foncé sont en forme de coeur.
Le sarrasin a plusieurs modes de floraison. Des bouquets denses de fleurs
voyantes apparaissent au bout des ramifications ou sur de courts pédicelles
partant des aisselles des feuilles. Les fleurs sont généralement blanches,
- 2 -
mais on en voit parfois des roses; elles ont cinq sépales pétaloïdes et se
présentent sous deux formes. Le style de la fleur est, soit plus long, soit
plus court que l'étamine. Le sarrasin n'est habituellement pas autogame; la
fécondation est donc assurée par le pollen de plants à fleurs différentes et
les principaux agents pollinisateurs' sont les abeilles.
La graine du sarrasin porte le nom d'akène ou achaîne. La couleur de son
péricarpe triangulaire va du brun au gris et au noir. Le grain, situé à
l'intérieur du péricarpe, est couvert d'une mince membrane verte lors de la
récolte, qui vire au brun rougeâtre par la suite.
Adaptation
Le sarrasin vient bien par temps chaud, mais supporte mal les températures
élevées et les vents chauds et secs, surtout lorsque l'humidité se fait rare.
Ces facteurs, réunis au moment de la floraison, peuvent causer l'éclatement de
la fleur, réduisant par le fait même la grenaison et le rendement. Cette
culture est également sensible au gel et peut être gravement endommagée par un
gel tardif au printemps ou hâtif à l'automne. Il faut donc fixer l'époque de
semis après que tout danger de gel printanier soit écarté. La saison de
végétation du sarrasin n'est que de 10 à 12 semaines de sorte qu'il est
possible de l'utiliser comme culture d'appoint en cas d'urgence. Il peut être
cultivé lorsque la pluie ou le froid retarde l'ensemencement des céréales ou
lorsqu'une autre culture a échoué par suite d'une forte infestation de
mauvaises herbes ou d'un faible taux de germination. Le sarrasin doit
toutefois être semé suffisamment tôt pour que les graines soient bien formées
et presque mûres avant que le gel d'automne ne détruise les plants.
Bien que le sarrasin soit mieux adapté à des sols bien drainés, loams
sableux ou limoneux, il pousse bien dans de nombreux types de sols. Il croît
souvent dans des sols plus lourds, mais ne devrait pas être semé en sols mal
drainés ou saturés. Le sarrasin tend à verser lorsqu'il est exposé à des
vents de forte vélocité ou à de fortes pluies et lorsqu'il est cultivé en sols
très fertiles.
Assolement
La culture du sarrasin sur chaumes de blé, d'avoine ou d'orge peut poser
des difficultés, à cause de la croissance spontanée des graines restées sur
place et de la difficulté de les séparer du sarrasin après la récolte. Ne
semer le sarrasin après ces céréales que si le sol peut être labouré à
l'automne et de nouveau au printemps de façon à faire germer et à éliminer les
plantes spontanées. Ne jamais semer le sarrasin sur des chaumes de colza, de
moutarde ou de tournesol car les plantes spontanées de ces espèces sont
difficiles à éliminer.
Il faut choisir avec soin la culture qui suivra le sarrasin dans
l'assolement. Comme le sarrasin s'égrène facilement, on trouve souvent des
plantes spontanées dans le champ l'année suivante. Ce problème peut être
résolu par l'application d'un herbicide lorsque le sarrasin est encore jeune.
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La culture qui suit le sarrasin doit pouvoir résister à cet herbicide
spécifique. Veuillez consulter votre agronome au sujet des herbicides les
plus récents utilisés dans votre région et choisissez votre prochaine culture
en conséquence.
Mieux vaut espacer d'au moins 2 ans les cultures de sarrasin dans une
rotation. Bien que le sarrasin ne soit pas sensible aux maladies, cette
pratique réduit les risques de multiplication d'agents pathogènes et restreint
les mélanges de variétés qui se produisent lorsque les plantes spontanées
poussent avec la nouvelle récolte.
Cultivars
Les cultivars Mancan, Manor et Tokyo sont ceux recommandés pour le
Canada. Tous trois sont de type mi-saison. Bien qu'on trouve sur le marché
du sarrasin non homologué, les producteurs devraient utiliser une semence
sélectionnée pour obtenir une récolte de haute qualité et un rendement élevé.
Le sarrasin Mancan a été créé à la Station de recherches de Morden
(Man.). C'est un cultivar à gros grains, tige épaisse et grandes feuilles.
Ses fleurs sont blanches, bien qu'on en trouve des roses. Ses grains vont du
brun foncé au noir; certains présentent des extensions du péricarpe qui
ressemblent à des ailes de papier.
Le sarrasin Manor a également été créé à la Station de Morden. Il
présente de gros grains, des tiges épaisses et des grandes feuilles tout comme
Mancan. Ses fleurs sont blanches et les grains vont du brun foncé au noir.
Manor affiche une période de floraison plus concentrée que Mancan.
Le cultivar Tokyo est un hybride de deux lignées japonaises créé par la
Station de recherches d'Ottawa (Ont.). Ses feuilles, sa tige et ses grains
sont plus petits que Mancan ou Manor et le grain est brun foncé. C'est un
cultivar à pousse vigoureuse.
Une certaine quantité de sarrasin commun non homologué est produite chaque
année. Il s'agit habituellement d'hybrides des types japonais et Silverhull
qui produisent de petits grains. Leurs caractéristiques de croissance et de
grenaison sont généralement très variables.
Les Japonais préfèrent les cultivars Mancan et Manor à cause de leurs gros
grains et de leur rendement grainier élevé. Les sélectionneurs canadiens sont
à mettre au point des cultivars à gros grains plus précoces et à tige plus
courte qui résisteront mieux à la verse. On s'attend à ce qu'ils remplacent
les cultivars à grains plus petits moins en demande sur le marché
d'exportation.
Préparation du lit de semences
Le lit de semences doit être bien préparé de façon à éliminer les
mauvaises herbes, à conserver l'humidité et à obtenir un sol ferme près de la
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surface. Bien qu'un labour printanier peu profond ne soit pas nécessaire en
sols légers, ce labour favorise la germination hâtive des graines de mauvaise
herbe en sols plus lourds. Un deuxième labour juste avant le semis détruit
ces mauvaises herbes. Le labour doit être peu profond de façon à réduire les
pertes d'humidité, à maintenir la fermeté de la couche de semis et à réduire
la migration des graines de mauvaises herbes à la surface. Un hersage
subséquent, à l'aide d'un semoir en lignes, prépare le champ pour le semis.
L'ensemencement à l'aide d'une herse à disques permet de combiner les trois
dernières opérations.
Époque, densité et profondeur du semis
Le sarrasin est sensible au gel du printemps et de l'automne. Des essais
faits à la Station de Morden ont révélé qu'on obtenait de meilleurs rendements
lorsque les semis étaient faits immédiatement après que tout danger de gel
avait été écarté, mais que les rendements diminuaient de façon appréciable si
le semis était retardé. Par exemple, les rendements du sarrasin semé au début
de juin étaient deux fois supérieurs à ceux du sarrasin semé à la fin de
juin. Dans une culture d'appoint, des semis aussi tardifs que le début
juillet donnent parfois une récolte satisfaisante. Cependant, comme le
sarrasin exige de 10 à 12 semaines pour produire une récolte acceptable, les
semis tardifs ne sont pas recommandés dans les régions où le gel automnal est
habituellement hâtif.
On recommande un taux de semis de 40 à 55 kg/ha. Le taux le plus élevé
est recommandé pour les champs susceptibles d'être envahis par les mauvaises
herbes, car un peuplement dense aide la récolte à concurrencer celles-ci. Les
plants de sarrasin se ramifient fortement et compensent ainsi parfois un
peuplement clairsemé. Donc, si la culture lève mal, il est préférable
d'attendre pour retourner le sol jusqu'à ce qu'on ait l'assurance que les
plants ne formeront pas un couvert végétal suffisant.
On recommande une profondeur de semis de 4 à 6 cm. Bien que le semis peu
profond favorise la levée hâtive, il importe de placer la semence en sol
humide. On peut semer à l'aide d'un semoir en lignes ou d'une herse à
disques. Dans les Prairies, il n'est pas nécessaire de traiter la semence.
Engrais
Le sarrasin réagit favorablement à la fumure si le sol est peu fertile au
départ. Une récolte de sarrasin d'un rendement de 1 600 kg/ha exporte 47 kg
d'azote, 22 kg de phosphore (P2O5) et 40 kg de potassium (K 2 0) par
hectare du sol. Des analyses de sol aideront à déterminer la quantité exacte
d'éléments nutritifs à ajouter pour produire une récolte satisfaisante.
L'excès d'azote stimule la croissance végétative et occasionne la verse. Dans
la plupart des sols, l'application de phosphore améliore le rendement. Le
phosphore devrait être enfoui à 2,5 cm à côté et en dessous de la graine. Si
l'engrais est enfoui en même temps que la semence, il ne faut pas dépasser
7 kg/ha pour l'azote et 20 kg/ha pour le phosphore afin d'éviter d'endommager
les jeunes plants. L'azote et le phosphore, ajoutés en quantités supérieures,
ainsi que tout engrais potassique, doivent être placés loin de la semence.
- 5 -
Pour connaître les dernières données sur l'utilisation des engrais dans
chaque province, consultez les publications offertes par les ministères
provinciaux ou fédéral de l'Agriculture.
Lutte contre les mauvaises herbes
La plupart des mauvaises herbes sont détruites par une bonne préparation
du lit de semences. Lorsque le sarrasin est bien établi, les jeunes plants
concurrencent fortement les mauvaises herbes et les étouffent. Si le
peuplement est clairsemé et qu'on prévoit une invasion grave de mauvaises
herbes, il faut parfois recourir à d'autres méthodes. Consultez un agronome
pour connaître les dernières données sur la lutte contre les mauvaises herbes.
Pollinisation
Le sarrasin est une plante à fécondation croisée. Les principaux agents
pollinisateurs sont les insectes; l'abeille domestique et la mégachile sont
particulièrement efficaces. Outre le fait qu'elles augmentent le taux de
grenaison et le rendement grainier, les abeilles ajoutent de la valeur au miel
qu'elles produisent. Le miel de sarrasin est plus foncé que le miel blanc
n° 1 et possède une saveur caractéristique.
La floraison commence 5 ou 6 semaines après les semailles et se poursuit
pendant au moins un mois, souvent jusqu'au premier gel. Le producteur peut
s'entendre avec un apiculteur pour augmenter la pollinisation de sa récolte,
au profit mutuel des deux parties. Si vous l'avertissez de l'endroit où vous
prévoyez semer le sarrasin, il peut placer ses ruches de façons à favoriser le
rendement du sarrasin et la production du miel, et à éviter des mélanges
indésirables de miels de différentes récoltes.
Insectes et maladies
Les problèmes causés par les insectes et les maladies sont rares. Le
ver-gris et le puceron peuvent endommager la récolte, et il faut parfois les
éliminer. La jaunisse et les taches des feuilles se présentent à l'occasion,
mais causent rarement de sérieux dommages. Le mildiou qui se rencontre par
temps humide a récemment été identifié comme l'organisme responsable de
lésions foliaires qui peuvent réduire le rendement. Si votre récolte est
gravement infestée d'insectes ou de maladies, consultez votre agronome pour
obtenir les moyens de lutte les plus efficaces.
Récolte et battage
Le sarrasin est habituellement andainé, puis récolté à la
moissonneuse-batteuse lorsque les plants et les grains sont secs. Comme la
croissance du sarrasin n'est pas uniforme, on trouve en même temps des fleurs,
des grains verts et des grains mûrs sur un même plant. Souvent, la majeure
partie de la récolte est produite juste avant le gel de sorte qu'un andainage
hâtif peut en réduire le rendement. Si les plants fleurissent abondamment et
qu'il y a beaucoup de grains verts en formation, mieux vaut retarder
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l'andainage. Si la floraison est presque terminée, andainer lorsque les trois
quarts des grains sont mûrs. En cas de gel, andainer rapidement car dès lors
les plants s'égrènent facilement et sont sensibles à la verse. Mais si le gel
a été léger, il peut y avoir beaucoup de grains verts en formation et mieux
vaut retarder l'andainage jusqu'au moment prévu. Pour réduire au minimum les
pertes causées par l'égrenage, andainer tôt le matin lorsqu'il y a de la
rosée, ou par temps humide. Pour éviter l'égrenage, régler la vitesse du
rabatteur sur celle de l'andaineuse. Il importe de récolter avec soin, car on
a déjà enregistré des pertes de l'ordre de 22 % en cultures expérimentales.
Il faut moissonner la récolte lorsque le grain dans l'andain contient
moins de 16 % d'humidité. La vitesse du ramasseur doit être réglée sur celle
de l'avancement de la moissonneuse afin de réduire l'égrenage. Le ramasseur à
peigne provoque moins d'égrenage que celui à cylindre. Pour limiter le bris
des grains, réduire également la vitesse du cylindre à environ 600-800
révolutions par minute et ouvrir les contre-batteurs d'environ 13 à 16 mm à
l'avant et de 9 mm à l'arrière. Si les grains se brisent trop, réduire encore
la vitesse du cylindre ou augmenter l'ouverture des contre-batteurs. Régler
le crible supérieur à 16 mm et l'inférieur à 8 mm. Le crible inférieur peut
ensuite être ouvert graduellement jusqu'à ce qu'il ne laisse plus passer de
matières étrangères. Cette façon de procéder assure qu'un minimum de grains
retourne au batteur, réduisant ainsi les risques de bris.
Dans des conditions normales, le rendement du sarrasin est de 800 à
1 000 kg/ha, mais certains champs du Manitoba ont déjà produit 2 000 kg/ha ou
plus dans des conditions favorables.
Entreposage
Pour bien se conserver, le sarrasin ne doit pas contenir plus de 16 %
d'humidité. S'il faut sécher le grain, ne pas dépasser 43 °C Cette limite
de température vaut également pour le grain commercial et la semence. Ne pas
entreposer le grain pour la vente l'année suivante, car le marché japonais
exige du sarrasin frais. Le mélange de récoltes anciennes et nouvelles en
réduit la valeur marchande. On détecte facilement un tel mélange parce que la
couche située immédiatement sous le péricarpe, d'une couleur vert pâle lorsque
le grain est frais, passe graduellement au brun rougeâtre au cours de
l'entreposage.
Commercialisation
Le sarrasin est commercialisé selon les classes réglementaires établies en
vertu de la Loi sur les grains du Canada (voir le tableau 1). La majeure
partie de la récolte est exportée et le reste est utilisé au Canada. Le
marché du sarrasin a connu de nombreuses transformations au cours des
dernières années. Le Japon est le principal acheteur de sarrasin canadien et
les perspectives sont prometteuses. Cependant, pour s'assurer un marché, on
recommande de décrocher un contrat de vente à l'avance.
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Utilisations
Le sarrasin est surtout utilisé dans l'alimentation humaine. On peut
également l'utiliser pour l'alimentation du bétail et de la volaille, comme
engrais vert, plante-abri, culture nettoyante et source de miel foncé de
sarrasin. On peut aussi utiliser le grain et la paille de sarrasin pour
l'alimentation du bétail; cependant, sa valeur nutritive totale est inférieure
à celle des céréales.
Le tiers environ du sarrasin canadien est consommé au pays. On l'utilise
dans les crêpes, les céréales à déjeuner, la farce de volaille et certains
pains et mets étrangers.
Au Japon, on mélange de la farine de sarrasin et de blé pour fabriquer des
nouilles. La farine de sarrasin doit être moulue à partir de grains frais
pour avoir le goût recherché. C'est pourquoi le marché japonais n'accepte pas
les mélanges de récoltes. Les Japonais utilisent l'enveloppe de la graine
pour remplir les oreillers.
La protéine du sarrasin est d'une qualité exceptionnelle à cause de sa
richesse en lysine, un acide aminé qui fait défaut aux produits céréaliers.
Le sarrasin est reconnu comme une des meilleures sources de protéines de
grande valeur biologique du règne végétal.
1. Fleurs dont les parties femelles sont plus
longues que les parties mâles.
2. Fleurs dont les parties femelles sont plus
courtes que les parties mâles.
3. Grappe de fleurs montrant les stades de
maturité.
4. La floraison est pratiquement terminée et
75% des grains ont tourné au brun.
5. Grain décortiqué: (a) le sarrasin d'une nou-
velle récolte est vert pâle, (b) le sarrasin d'une
ancienne récolte est brun rougeâtre.
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